Lipizzan International Federation
La genèse de la race Lippizzane
Bref historique de l'élevage
Caractéristiques du cheval Lipizzan
Le Lipizzan,un cheval pluridisiplinaire.
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La genèse de la race Lippizzane

C'est au XVIe siècle, dans le contexte du renouveau de l'art équestre, que toutes les Cours princières avaient à coeur de cultiver, que prit naissance la race Lipizzane, l'une des plus anciennes d'Europe. Elle doit son nom au haras impérial de Lipizza, fondé en 1580 par l'archiduc d'Autriche Charles II (1540-1590), au nord de Trieste sur le plateau du Karst, renommé depuis l'antiquité pour l'élevage des équidés, afin d'y procéder, comme un vieux document le stipule, "à l'élevage des meilleurs chevaux destinés à la cours impériale, c'est à dire de ceux qui auront triomphé de toutes les sélections : ils seront les plus robustes qu'on puisse trouver".

La finalité de ce haras était de pourvoir en étalons les écuries princières de Graz et "le manège Espagnol" de Vienne crée en 1572, initialement remonté en chevaux ibère, provenant du haras impérial de Kladrub fondé en Bohême en 1562 par l'Empereur Maximilien II (1527-1576), frère de Charles. Dès la création de Lipizza, sa Majesté Charles II importa d'Andalousie, en raison de leur aptitudes particulières au travail de manège, 9 étalons et 24 juments. Ces chevaux furent d'abord croisés avec des juments indigènes, héritières des qualités de l'antique race de chevaux d'Aquilée, élevée dans cette région aride proche de Trieste. Les Romains en recherchaient déjà les produits pour leur force, leur rapidité et leur endurance, qui les rendaient incomparables dans les courses de chars. Plus tard, les Vénitiens y élevèrent avec succès les destriers qui brillèrent dans les tournois médievaux. Ce prédigieux passé fut sans doute déterminant dans le choix de cette contrée par l'Archiduc Charles pour y créer une nouvelle race. La cour de Vienne, soucieuse de l'améliorer, continua d'importer jusqu'au XVIIIe siècle des chevaux de la péninsule Ibérique, appelée alors genêts d'Espagne. tel l'étalon Cordova, acheté en 1701, qui eut des descendants d'une valeur exceptionnelle.

Puis, les années suivantes, il fût procédé à de nouveaux apports de sang, provenant d'étalons italiens de Polestine (la plaine du Pô) et de Naples, des allemands du haras de Lippe-Buckeburg et des danois du haras royal de Frederiksborg, mais possédant tous une origine commune ibéro-arabe. Parmi les plus célèbres, il faut citer : Générale (1710), Amico (1712), Lipp (1717), Danese (1718), Superbo (1722), Montedoro (1739) et Toscanello (1749). Sous le règne de l'impératrice Marie-Thérèse (1740-1780), les lignées commencèrent à se déssiner : Celle de Pluto (blanc), d'origine espagnole, né en 1765 au haras de Frederiksborg - Conversano (moreau), né en 1767, acheté en 1774 par le prince Kaunitz - maestoso (blanc), de pure race espagnole, né en 1773 au haras de Kladrub - Favory (aubère), de pure race espagnole, né en 1779 au haras de Kladrub - Neapolitano (bai), napolitain, né en 1790. Afin de régénérer et d'anoblir la race, après la disparition de l'ancienne souche espagnole, on procéda, de 1852 à 1881, à l'achat d'étalons orientaux : Soliman, Sultan (1768) et Morsu (1776).

Toutefois, ce ne fut que par l'acquisition en 1816, par le prince Schwarzenberg, du pur sang (blanc) Siglavy, né en 1810, que fut crée une nouvelle lignée. Ces six souches d'étalons, dont chaque Lipizzan porte encore le nom, forme, avec environ 14 familles de poulinières sur les 23 d'origine, la composante de la base génétique relativement réduite de la race.

Bien que 3 des pères des 6 lignées soient blancs, cette couleur ne fut pas prédominante jusqu'au XVIIIe siècle. A cette époque, il y avait des chevaux noir, bais, bais bruns, mais apparament pas d'alezan ; les robes aubère, isabelle, pie et pardé étaient particulièrement appreciés. C'est grace aux infusions de sang arabe que fut génétiquement favorisé la développement de la couleur blanche, considerée comme celle des "chevaux impériaux", à l'exemple de Napoléon Ier qui avait une prédilection pour les chevaux arabes de cette couleur. Ainsi, celle-ci devint-elle homogène au début du XIXe siècle, constituant désormais une des caractèristiques de la race. Toutefois, on continua à élever des chevaux Lipizzans de robe bais.

Chaque étalon porte le nom de la lignée de son père, suivi de celui de sa mère (par exemple : Conversano Alda) : Au besoin, un numéro suit le double nom : Siglavy Troja I, II, etc...


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